Vous avez entendu parler de l’ikigai, mais vous ne savez pas comment l’appliquer à votre vie ? Les exemples concrets sont le moyen le plus simple pour comprendre ce concept japonais et l’utiliser pour mieux orienter votre carrière, vos projets ou vos choix de vie. Dans cet article, vous allez découvrir comment lire le schéma de l’ikigai, puis suivre pas à pas des exemples réels pour identifier le vôtre sans vous perdre dans la théorie.
Comprendre l’ikigai à partir d’exemples simples et parlants

Avant de remplir un diagramme ou de faire un test en ligne, il est essentiel de voir comment l’ikigai fonctionne dans des situations concrètes. Cette approche vous aide à visualiser ce que recouvre vraiment ce concept et à faire le lien avec votre propre quotidien pour commencer à faire émerger votre raison d’être.
Comment fonctionne le schéma de l’ikigai, expliqué avec un exemple clair
Le schéma de l’ikigai repose sur quatre cercles qui se croisent : ce que vous aimez, ce pour quoi vous êtes doué, ce dont le monde a besoin et ce pour quoi vous pouvez être payé. La zone centrale, là où ces quatre dimensions se rencontrent, représente votre ikigai.
Prenons l’exemple de Sophie, passionnée de cuisine depuis l’enfance. Elle adore expérimenter de nouvelles recettes et reçoit régulièrement des compliments sur ses plats. En observant son quartier, elle constate un manque cruel d’offres végétariennes accessibles. Après quelques recherches, elle découvre qu’elle pourrait facturer des ateliers de cuisine végétale le week-end.
En croisant ces quatre éléments, Sophie identifie un début d’ikigai concret : animer des ateliers de cuisine végétarienne. Cette activité combine sa passion (cuisiner), son talent (créer des recettes savoureuses), un besoin réel (alimentation saine et accessible) et une rémunération possible (ateliers payants).
Exemple d’ikigai professionnel pour quelqu’un en reconversion de carrière
Marc, 42 ans, occupe depuis quinze ans un poste de cadre marketing dans une grande entreprise. Malgré un bon salaire, il se sent vidé et déconnecté de ses valeurs écologiques. En prenant le temps de lister ses compétences réelles, il identifie une capacité particulière : vulgariser des sujets complexes et animer des groupes.
En reliant cette compétence à ses valeurs profondes et aux besoins croissants des entreprises en matière de transition écologique, Marc dessine progressivement son nouvel ikigai. Il se forme pendant un an à la RSE et à l’animation d’ateliers, puis lance son activité de formateur en transition écologique pour entreprises.
Ce cas illustre comment un ikigai professionnel peut naître d’une reconversion, en gardant certaines compétences tout en réorientant leur usage vers quelque chose de plus aligné avec ses valeurs personnelles.
Exemple d’ikigai plus personnel, centré sur le sens et la contribution
L’ikigai ne se limite pas au domaine professionnel. Claire, infirmière en service de gériatrie, apprécie son travail mais trouve son plus grand sentiment d’utilité ailleurs. Depuis trois ans, elle accompagne bénévolement des familles en fin de vie au sein d’une association locale.
C’est dans ces moments de présence, d’écoute et de soutien qu’elle ressent une profonde cohérence entre qui elle est et ce qu’elle fait. Son travail rémunéré reste important pour sa stabilité financière, mais son ikigai véritable se situe dans cet engagement associatif qui réunit compassion, présence authentique et contribution sociale profonde.
Cet exemple montre qu’un ikigai peut parfaitement exister en parallèle d’une activité professionnelle, sans nécessairement fusionner avec elle.
Identifier votre propre ikigai en vous inspirant d’exemples concrets
Voir des exemples ne suffit pas : l’enjeu est de les transformer en miroir pour votre propre vie. Vous allez maintenant découvrir comment utiliser ces modèles sans tomber dans la comparaison, et suivre une démarche structurée pour clarifier progressivement votre propre raison d’être.
Comment utiliser les exemples d’ikigai sans les copier ni vous comparer
Les exemples servent de repères, pas de modèles à reproduire mot pour mot. Face à chaque histoire, posez-vous cette question : qu’est-ce qui résonne vraiment chez moi ? Est-ce les valeurs portées, le type d’activité, le rythme de vie ou la forme de contribution ?
Par exemple, si l’histoire de Sophie la cuisinière vous parle, peut-être que ce n’est pas la cuisine qui vous attire, mais plutôt l’idée de transmettre un savoir-faire manuel, de créer du lien social ou de promouvoir une alimentation consciente. En extrayant uniquement les éléments qui vous touchent vraiment, vous évitez la comparaison stérile et commencez à construire un ikigai authentique.
Notez ces résonances dans un carnet, sans jugement. Ces petites étincelles sont les premiers indices vers votre propre chemin.
Exemples d’ikigai dans des métiers créatifs, sociaux, techniques ou indépendants
L’ikigai prend des formes très différentes selon les profils. Thomas, graphiste freelance, a trouvé le sien en aidant des associations à clarifier visuellement leurs messages. Il mêle créativité, impact social et revenu suffisant pour vivre correctement.
Léa, développeuse informatique, ressent son ikigai dans la création d’outils numériques accessibles aux personnes en situation de handicap. Elle allie compétence technique, justice sociale et sentiment d’utilité concrète.
Jean, artisan menuisier installé en milieu rural, trouve son équilibre en transmettant des savoir-faire traditionnels lors de stages tout en vivant de la vente de ses créations. Son ikigai se situe dans ce mélange de geste artisanal, de transmission et d’ancrage local.
| Profil | Passion | Talent | Besoin social | Rémunération |
|---|---|---|---|---|
| Graphiste associatif | Créativité visuelle | Design clair | Communication d’impact | Missions freelance |
| Développeuse accessible | Technologie inclusive | Développement web | Accessibilité numérique | Salaire en entreprise engagée |
| Artisan formateur | Travail du bois | Savoir-faire manuel | Transmission locale | Vente + stages |
Exemple de chemin vers l’ikigai pour une personne qui se sent perdue
Paul, 35 ans, affirme : « Je ne sais plus ce que j’aime, je suis complètement vidé ». Plutôt que de chercher immédiatement un grand projet de vie, il commence simplement par observer ses rares moments de légèreté pendant trois semaines.
Il note : jardiner le dimanche matin, aider son ami à déménager, expliquer un processus informatique à sa collègue débutante. Ces activités semblent banales, mais en les regardant de plus près, un fil rouge apparaît : l’activité manuelle partagée et le soutien concret à d’autres personnes.
Cette observation devient une base réaliste pour explorer un futur ikigai, peut-être autour du bricolage solidaire, de l’animation d’ateliers pratiques ou de l’accompagnement de projets manuels. Paul n’a pas trouvé son ikigai définitif, mais il a identifié une direction crédible à tester.
Exercices guidés d’ikigai avec exemples pour vous accompagner pas à pas
Une fois les exemples intégrés, l’étape décisive consiste à passer à l’action, même de manière très simple. Vous allez découvrir des exercices guidés, chacun illustré concrètement, pour remplir votre propre schéma d’ikigai sans rester bloqué face à la page blanche.
Par où commencer concrètement pour trouver son ikigai quand on débute
Commencez par créer quatre listes séparées, sans chercher la perfection. Prenez une feuille ou ouvrez un document, et remplissez chaque catégorie pendant 10 minutes maximum.
Ce que vous aimez faire : listez les activités qui vous font perdre la notion du temps, sans vous censurer sur le réalisme. Exemples : lire, marcher en forêt, organiser des événements, bricoler, discuter de philosophie.
Ce pour quoi vous êtes doué : notez ce pour quoi les autres vous sollicitent naturellement. Exemples : écouter, organiser, créer des visuels, expliquer simplement, réparer des objets.
Vous aurez déjà un premier croisement entre plaisir et talent. Les deux autres cercles (utilité sociale et rémunération) viendront affiner cette première exploration dans un second temps.
Exemple d’exercice ikigai rempli, ligne par ligne, avec commentaires pratiques
Prenons l’exemple d’Amélie, qui se sent à un tournant professionnel. Elle aime écrire, écouter les gens et s’intéresse à la santé mentale depuis plusieurs années.
Ce qu’elle aime : écrire des textes courts, lire des témoignages, parler en tête-à-tête, organiser ses idées, marcher pour réfléchir.
Ce pour quoi elle est douée : reformuler clairement des émotions complexes, poser des questions ouvertes, rassurer sans minimiser, structurer une pensée floue.
Ce dont le monde a besoin : écoute attentive, prévention du burn-out, accompagnement des transitions de vie, espaces de parole bienveillants.
Ce pour quoi elle peut être payée : coaching individuel, rédaction de contenus bien-être, animation d’ateliers d’écoute active, accompagnement en entreprise.
En croisant ces quatre listes, plusieurs pistes cohérentes émergent pour Amélie : coach en gestion émotionnelle, rédactrice spécialisée en santé mentale, ou animatrice de groupes de parole. Elle n’a pas encore choisi, mais elle a maintenant des directions concrètes à explorer.
Comment tester votre ikigai au quotidien sans tout bouleverser immédiatement
Votre ikigai ne se valide pas dans votre tête, mais dans l’expérience concrète. Au lieu de démissionner sur un coup de tête, testez une piste le soir ou le week-end pendant deux mois.
Amélie pourrait par exemple proposer trois ateliers d’écoute active gratuits dans une association locale. Elle observera : son niveau d’énergie après chaque session, les retours des participants, son envie ou non de recommencer.
Ces micro-expérimentations donnent des retours réels sur trois aspects essentiels : votre plaisir personnel, l’utilité perçue par les autres et votre capacité à tenir cette activité dans la durée. Si les signaux sont positifs, vous pourrez alors envisager une transition progressive.
Ajuster son ikigai dans le temps avec des exemples de parcours réels

Votre ikigai n’est pas un point final à atteindre, mais plutôt un fil conducteur qui évolue avec vous. Cette dernière partie vous montre comment des personnes ont ajusté leur raison d’être au fil des années, selon leurs contraintes de santé, leurs envies ou les opportunités qui se sont présentées.
Pourquoi votre ikigai peut changer et comment apprivoiser cette évolution
Vos priorités, votre santé, vos responsabilités familiales ou vos besoins de rythme de vie changent naturellement avec le temps. Il est donc logique que la forme concrète de votre ikigai évolue, même si certains piliers restent stables comme la créativité, l’aide aux autres ou la connexion à la nature.
L’important est de reconnaître ces changements plutôt que de vous accrocher à un vieux modèle qui ne vous correspond plus. Cette flexibilité ne signifie pas instabilité, mais adaptation consciente à qui vous êtes devenu.
Réévaluer son ikigai tous les deux ou trois ans, lors d’un moment calme, permet de vérifier si l’alignement est toujours présent ou s’il nécessite des ajustements.
Exemples d’ajustements d’ikigai selon les étapes de vie et les contraintes
Julie, enseignante passionnée pendant quinze ans, a vécu un burn-out sévère en 2023. Après six mois de repos, elle réalise que son ikigai reste lié à la transmission, mais que le format classe de 30 élèves ne lui convient plus.
Elle déplace alors son ikigai vers du soutien scolaire individuel et des ateliers parents-enfants en petit groupe. Le sens reste présent, mais la forme s’adapte à son besoin de calme et de relations plus profondes.
Antoine, entrepreneur très tourné vers la croissance de sa start-up, voit ses priorités changer après la naissance de son premier enfant. Il réoriente son ikigai vers un projet plus modeste mais plus compatible avec sa vie de famille : conseil en stratégie digitale en freelance, trois jours par semaine.
Ces exemples montrent que l’ikigai peut se transformer sans perte de sens, simplement en ajustant le format, le rythme ou l’intensité de l’engagement.
Comment savoir si l’on est vraiment aligné avec son ikigai aujourd’hui
Certains signaux révèlent un bon alignement avec votre ikigai actuel. Vous ressentez une cohérence entre vos valeurs profondes et vos actions quotidiennes. La fatigue est présente, mais elle est nourrie par le sens plutôt que vidée par l’absurdité. Vous avez l’impression de contribuer à quelque chose qui compte vraiment pour vous.
À l’inverse, si vous vous sentez durablement vidé, cynique ou inutile malgré des succès extérieurs, c’est peut-être le signe que votre ikigai actuel mérite d’être réinterrogé. L’ennui profond, la sensation de faire semblant ou le décalage constant entre ce que vous faites et ce qui vous anime sont aussi des indicateurs à prendre au sérieux.
Prendre le temps de réécouter vos envies profondes, même si cela semble inconfortable, n’est jamais un détour inutile. C’est un investissement dans votre équilibre et votre capacité à vivre une vie qui vous ressemble vraiment, aujourd’hui et dans les années à venir.
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