L’actualité salariale au sein des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux privés à but non lucratif évolue avec la nouvelle valeur du point FEHAP pour 2025. Cette revalorisation, attendue par les professionnels sous Convention Collective Nationale 51 (CCN51), permet d’ajuster les rémunérations face à l’inflation et d’améliorer l’attractivité des métiers du secteur.
La nouvelle valeur du point FEHAP 2025
Pour l’année 2025, la valeur du point FEHAP est fixée à 4,65 €, soit une progression de 2,2 % par rapport à l’exercice précédent. Ce chiffre résulte des négociations entre les organisations syndicales et les employeurs de la FEHAP pour adapter les salaires à la réalité économique.

Cette valeur sert de base au calcul de votre salaire brut. Vous obtenez le montant total en multipliant votre coefficient hiérarchique par cette valeur de 4,65 €. Si le résultat est inférieur au SMIC en vigueur, fixé à 1 801,80 € en 2025, l’employeur applique le salaire minimum interprofessionnel de croissance.
Une progression pour le pouvoir d’achat
Cette hausse confirme une volonté de rattrapage. En 2023, la valeur du point était de 4,47 € (+1,8 %), suivie d’une augmentation à 4,55 € en 2024 (+1,9 %). La progression de 2,2 % en 2025 compense l’érosion monétaire et répond aux attentes des salariés du secteur privé non lucratif.
Conséquences sur les grilles de salaire CCN51
La modification de la valeur du point impacte directement l’ensemble des échelons de la grille salariale. Le tableau suivant illustre l’évolution de la rémunération selon les coefficients associés aux fonctions.
| Profession | Coefficient | Salaire de base 2025 (brut) |
|---|---|---|
| Aide-soignant(e) | 376 | 1 748,40 € |
| Sage-femme | 581 | 2 702,20 € |
| Médecin chef | 923 | 4 291,46 € |
En complément du salaire de base, la prime décentralisée, fixée à un minimum de 5 %, s’ajoute à cette rémunération. La fiche de paie peut également varier selon l’application de primes spécifiques liées à l’ancienneté ou aux conditions de travail.
Le rôle des négociations syndicales
La revalorisation salariale résulte de discussions entre les syndicats et les employeurs sur la nécessité de mieux considérer les métiers en tension. Ces négociations portent sur la valeur du point et sur la refonte des grilles pour éviter le tassement des salaires au niveau du SMIC.
Les partenaires sociaux cherchent un équilibre entre la soutenabilité financière des associations et le besoin de recruter dans un secteur confronté à une pénurie de main-d’œuvre. Les avenants définis lors de ces échanges sont ensuite étendus par le ministère du Travail, rendant l’augmentation applicable à l’ensemble des établissements.
Les métiers en tension
Certains profils, comme les soignants ou les éducateurs, font l’objet d’une attention particulière. La revalorisation vise à réduire l’écart avec les salaires du secteur public, renforçant ainsi la compétitivité pour attirer et fidéliser le personnel. Comprendre l’évolution de votre coefficient est aussi utile que de suivre la valeur du point pour anticiper votre progression de carrière.
Anticiper son évolution salariale
Le système des conventions collectives peut paraître complexe. Pour ne pas se perdre dans les coefficients et les primes, il est nécessaire de se concentrer sur les indicateurs clés. Au-delà de la valeur du point, d’autres leviers comme les indemnités de sujétion ou les accords d’entreprise peuvent bonifier le salaire conventionnel. Une lecture précise du cadre contractuel permet d’aborder une demande d’évolution avec davantage de sérénité.
Points pratiques sur votre rémunération
L’application de ces mesures suit des règles précises pour votre gestion quotidienne :
L’augmentation de la valeur du point est appliquée automatiquement par votre service RH dès la parution de l’avenant. Pour calculer votre salaire de base, multipliez votre coefficient par la valeur du point en vigueur (4,65 €). La prime décentralisée de 5 % est calculée sur le salaire de base et doit être maintenue malgré la hausse du point. Enfin, si votre salaire reste bloqué au niveau du SMIC, vérifiez chaque année l’évolution du salaire minimum légal, car il peut rattraper votre rémunération conventionnelle.
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