Vous vous demandez comment devenir éducateur sportif et quel diplôme choisir parmi tous les sigles possibles (BPJEPS, DEJEPS, licence STAPS…) ? La réponse tient en quelques points clés : choisir la bonne voie selon votre projet, valider les formations obligatoires et accumuler des heures de pratique encadrée. Dans ce guide, vous trouverez un chemin clair, étape par étape, pour faire de votre passion du sport un véritable métier.
Comprendre le métier d’éducateur sportif et vérifier que cela vous correspond

Avant de foncer dans une formation, il est essentiel de comprendre précisément le rôle d’un éducateur sportif, ses conditions de travail et ses responsabilités légales. Cela vous évitera de vous tromper de voie et vous aidera à cibler le bon diplôme, du BPJEPS à STAPS. Prenez ce temps de clarification : il structure tout le reste de votre parcours.
Un éducateur sportif, c’est quel rôle au quotidien et avec quels publics ?
L’éducateur sportif encadre, anime et enseigne une ou plusieurs activités physiques à des publics variés : enfants en clubs, adultes en salle de sport, seniors dans les associations ou encore publics en situation de handicap. Il conçoit des séances adaptées au niveau et aux objectifs de chacun, dans un cadre sécurisé et motivant.
Concrètement, son quotidien alterne préparation de séances, animation de groupes, correction technique et gestion du matériel. Selon sa structure d’exercice, il échange aussi avec les familles, participe aux réunions d’équipe et peut organiser des événements sportifs. L’éducateur sportif n’est pas qu’un technicien du sport : il est aussi un accompagnant social et éducatif.
Quelles sont les responsabilités légales et la carte professionnelle obligatoire ?
Pour encadrer contre rémunération, vous devez être titulaire d’un diplôme d’État ou reconnu par le ministère des Sports. Cette obligation légale vise à garantir la sécurité des pratiquants et la qualité de l’enseignement.
Une fois diplômé, vous devez obtenir votre carte professionnelle d’éducateur sportif. Cette carte s’obtient gratuitement en ligne sur le portail EAPS (Éducateurs et Animateurs de Pratiques Sportives). Elle doit être présentée lors de tout contrôle et renouvelée tous les cinq ans. Sans cette carte, vous vous exposez à des sanctions pénales et administratives.
Vous êtes également soumis à une obligation de sécurité : vérification du matériel, adaptation des exercices, surveillance permanente, respect des contre-indications médicales. Cette vigilance constante fait partie intégrante du métier.
Conditions de travail, salaire et réalité du métier sur le terrain
Les horaires d’un éducateur sportif sont rarement ceux d’un emploi classique. Vous travaillez principalement en soirée, le mercredi après-midi, le week-end et pendant les vacances scolaires, périodes où les pratiquants sont disponibles.
Côté rémunération, un éducateur débutant gagne généralement entre 1 500 et 1 800 euros net par mois. Ce montant peut progresser avec l’ancienneté, les spécialisations (sport santé, handicap, préparation physique) ou le passage à un statut indépendant. Beaucoup d’éducateurs cumulent plusieurs employeurs pour atteindre un temps plein.
Malgré ces contraintes horaires et financières, la dimension humaine du métier reste un moteur puissant : voir progresser un enfant, aider une personne à retrouver confiance ou accompagner un athlète vers ses objectifs apporte une satisfaction que peu de métiers procurent.
Choisir le bon diplôme pour devenir éducateur sportif diplômé d’État

Pour devenir éducateur sportif, un diplôme professionnel est indispensable : BPJEPS, DEJEPS, DESJEPS, mais aussi certaines licences STAPS selon votre projet. Le bon choix dépend de votre niveau d’études actuel, de votre spécialité sportive et du type de structure où vous souhaitez travailler. Cette partie vous aide à clarifier ces options pour ne pas vous perdre dans les sigles.
Quel diplôme choisir entre BPJEPS, DEJEPS, DESJEPS et licence STAPS ?
Le BPJEPS (Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport) est le diplôme de référence pour débuter comme éducateur sportif de terrain. De niveau bac, il vous permet d’encadrer directement des groupes dans votre spécialité. C’est la voie la plus courante et la plus directe vers le métier.
Le DEJEPS (Diplôme d’État de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport) s’adresse plutôt à ceux qui visent la coordination de projets sportifs, l’entraînement en compétition ou la formation de futurs éducateurs. Il se situe au niveau bac+2.
Le DESJEPS (Diplôme d’État Supérieur) correspond à un niveau bac+3 et vise des fonctions de direction de structure, de management ou d’expertise technique de haut niveau.
La licence STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) offre une approche plus universitaire et théorique. Elle convient si vous souhaitez enseigner l’EPS (via le CAPES), travailler dans le secteur du sport santé ou poursuivre vers un master. Certaines licences STAPS permettent aussi d’encadrer, notamment le parcours « Éducation et Motricité » ou « Entraînement Sportif ».
| Diplôme | Niveau | Objectif principal |
|---|---|---|
| BPJEPS | Bac | Animation et encadrement de terrain |
| DEJEPS | Bac+2 | Coordination, perfectionnement sportif |
| DESJEPS | Bac+3 | Direction et expertise |
| Licence STAPS | Bac+3 | Enseignement, recherche, sport santé |
Comment devenir éducateur sportif avec un BPJEPS et dans quelles spécialités ?
Le BPJEPS se décline en de nombreuses mentions qui correspondent à des secteurs d’activité précis. Parmi les plus courantes, on trouve :
- Activités Physiques pour Tous (APT) : polyvalence, animation tous publics, multisports
- Activités de la Forme : fitness, musculation, cours collectifs en salle de sport
- Sports Collectifs : football, basket, handball, rugby, etc.
- Activités de Pleine Nature : randonnée, VTT, escalade, voile
- Activités Aquatiques et de la Natation : maître-nageur, encadrement en piscine
Chaque mention exige des compétences techniques spécifiques et ouvre des débouchés différents. Avant de choisir, renseignez-vous sur les besoins locaux, les possibilités d’emploi dans votre région et vos affinités sportives. Certains centres de formation proposent plusieurs mentions, d’autres se spécialisent sur une seule.
Peut-on devenir éducateur sportif sans le bac ni parcours scolaire classique ?
Oui, il est tout à fait possible de devenir éducateur sportif sans le bac. Le BPJEPS reste accessible à condition de justifier d’un certain niveau sportif et d’une motivation solide. Les recruteurs examinent votre expérience de pratique, votre engagement bénévole dans un club, vos éventuels certificats fédéraux et votre capacité à suivre une formation exigeante.
Les tests d’entrée (TEP) et l’entretien de sélection pèsent davantage que votre parcours scolaire. Toutefois, une bonne maîtrise du français écrit et oral est indispensable, car vous devrez rédiger des comptes rendus, concevoir des séances et communiquer avec différents publics.
Si vous avez quitté l’école tôt mais que vous avez une vraie expertise dans votre sport, ce métier peut être une belle opportunité de reconversion professionnelle.
Les étapes concrètes pour accéder à une formation d’éducateur sportif
Une fois votre diplôme cible choisi, reste à franchir les étapes pratiques : prérequis, tests de sélection, financement, recherche de structure d’alternance ou de stage. Cette phase peut sembler administrative, mais elle conditionne votre admission en formation et la qualité de votre insertion professionnelle. Voici comment structurer votre démarche pour augmenter vos chances de réussite.
Comment préparer les tests d’entrée et valider les exigences préalables sportives ?
Les formations BPJEPS imposent des Tests d’Exigences Préalables (TEP) pour vérifier votre niveau sportif minimal. Ces tests varient selon la mention : performances physiques, démonstration technique, mise en situation d’animation.
Vous devrez également fournir plusieurs documents obligatoires :
- Le PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1), formation aux premiers secours
- Un certificat médical de non contre-indication à la pratique et à l’encadrement sportif
- Parfois, une attestation d’expérience ou de pratique dans votre discipline (50 à 200 heures selon les mentions)
Pour maximiser vos chances, préparez-vous plusieurs mois à l’avance : entraînement spécifique, révision des fondamentaux, conseils auprès d’éducateurs en poste. Certains organismes proposent des préparations aux TEP, payantes mais efficaces pour combler vos lacunes.
Trouver un centre de formation, une alternance et financer son projet professionnel
Les formations d’éducateur sportif sont dispensées par des CREPS (Centres de Ressources, d’Expertise et de Performance Sportives), des organismes privés agréés ou certaines universités pour STAPS.
Vous pouvez suivre la formation en alternance via un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. Dans ce cas, votre employeur (club, association, collectivité) finance votre formation et vous verse un salaire. C’est la formule idéale pour acquérir de l’expérience tout en étudiant.
Si vous êtes demandeur d’emploi, Pôle emploi ou votre région peuvent financer tout ou partie de votre formation. Les salariés en reconversion peuvent mobiliser leur CPF (Compte Personnel de Formation) ou solliciter un congé de transition professionnelle.
Comparez plusieurs centres : taux de réussite, coût de formation (de 4 000 à 10 000 euros selon les organismes), partenariats avec les structures locales et réputation auprès des employeurs. Un bon centre vous aidera aussi à trouver votre structure d’alternance.
À quoi ressemble le contenu d’une formation d’éducateur sportif au quotidien ?
Le programme d’un BPJEPS alterne cours théoriques et mises en situation pratiques. Vous étudierez l’anatomie, la physiologie de l’effort, la pédagogie, la réglementation du sport, la sécurité et la gestion de projet.
Sur le terrain, vous construirez des séances complètes, animerez des groupes réels sous la supervision d’un tuteur et apprendrez à adapter vos exercices aux différents publics : enfants turbulents, adultes débutants, seniors fragiles, personnes en surpoids ou en réadaptation.
Les évaluations portent sur votre capacité technique (démonstrations, corrections), votre pédagogie (clarté des consignes, motivation des pratiquants) et votre sécurité (gestion des risques, réaction en cas d’accident). Vous devrez aussi rédiger un dossier professionnel et soutenir un projet devant un jury.
La formation dure généralement entre 9 et 18 mois, avec un minimum de 600 heures de cours et environ 600 heures en entreprise.
Construire sa carrière d’éducateur sportif et faire évoluer son projet
Une fois diplômé, votre parcours ne fait que commencer : premier emploi, choix du statut, spécialisation, évolution vers la préparation physique ou la direction sportive. La carrière d’éducateur sportif se construit dans la durée, en cumulant expériences et formations complémentaires. Cette dernière partie vous donne des pistes concrètes pour vous projeter à moyen et long terme.
Où travailler comme éducateur sportif et comment trouver ses premières missions ?
Les principaux employeurs sont les associations sportives, les clubs, les collectivités territoriales (services des sports municipaux), les centres de remise en forme et parfois les entreprises (animation sportive en interne).
Pour démarrer, activez vos réseaux : anciens formateurs, maîtres de stage, clubs où vous avez pratiqué ou encadré bénévolement. Votre structure d’alternance peut aussi vous proposer un CDI ou des vacations régulières.
Préparez un CV orienté terrain qui mentionne clairement vos diplômes, votre carte professionnelle, les publics déjà encadrés et vos spécialités. N’hésitez pas à postuler dans plusieurs structures en même temps, car beaucoup d’éducateurs débutent avec plusieurs employeurs à temps partiel.
Peut-on vivre du métier d’éducateur sportif à temps plein aujourd’hui ?
Il est possible de vivre de ce métier, mais cela demande souvent de la polyvalence ou plusieurs employeurs. Beaucoup d’éducateurs cumulent un poste principal (club, collectivité, salle de sport) et des interventions ponctuelles : stages vacances, cours collectifs en entreprise, animations scolaires, coaching individuel.
Se spécialiser sur une niche porteuse peut améliorer votre stabilité financière : sport santé (diabète, obésité, cancer), publics seniors, personnes en situation de handicap, préparation physique pour sportifs amateurs. Ces spécialisations requièrent souvent des formations complémentaires, mais elles ouvrent des postes mieux rémunérés et moins concurrentiels.
Certains éducateurs choisissent aussi le statut d’auto-entrepreneur pour diversifier leurs activités et augmenter leurs revenus. Cette option offre plus de liberté, mais demande des compétences en gestion et prospection commerciale.
Comment faire évoluer sa carrière vers la préparation physique ou la gestion sportive ?
Avec de l’expérience et des formations complémentaires, vous pouvez évoluer vers des fonctions à responsabilité. Le DEJEPS vous permet de coordonner des projets, de former d’autres éducateurs ou d’encadrer des équipes en compétition. Le DESJEPS ouvre les portes de la direction de structure sportive.
Vous pouvez aussi vous orienter vers la préparation physique, en complétant votre formation initiale par des certifications spécialisées (musculation, performance, réathlétisation). Ce secteur est en forte croissance, notamment dans les clubs de niveau régional et national.
Le sport santé représente également un débouché d’avenir : prescription d’activité physique adaptée pour les personnes atteintes de maladies chroniques, seniors, publics fragiles. Cette spécialité requiert souvent une licence STAPS APAS (Activité Physique Adaptée et Santé) ou des diplômes universitaires complémentaires.
Investir régulièrement dans la formation continue et rester curieux des innovations dans les métiers du sport est un vrai levier de progression professionnelle.
Quelles qualités humaines et soft skills font vraiment la différence sur le terrain ?
Au-delà du diplôme et des compétences techniques, les recruteurs cherchent des profils pédagogues, patients, organisés et capables de travailler en équipe. L’écoute active, la capacité à motiver des publics très différents et la gestion du stress en situation d’urgence sont déterminantes au quotidien.
Une anecdote revient souvent chez les employeurs : ils préfèrent parfois un éducateur techniquement moyen mais excellent dans la relation humaine, plutôt que l’inverse. Un enfant intimidé, un adulte démotivé ou une personne âgée fragile ont besoin d’un accompagnant empathique et encourageant, pas seulement d’un expert technique.
La ponctualité, le professionnalisme (tenue adaptée, matériel préparé, respect des horaires) et la capacité d’adaptation face aux imprévus (absence d’un pratiquant, panne de matériel, météo défavorable) sont également des qualités essentielles pour durer dans ce métier.
Enfin, cultivez votre réseau professionnel : participer aux formations continues, échanger avec d’autres éducateurs, rejoindre des groupes professionnels vous permettra d’enrichir vos pratiques et d’accéder à de nouvelles opportunités.




