La grille salaire FEP 2025 sert de référence pour déterminer les minima bruts dans la branche de la propreté, selon la filière, le coefficient et l’échelon du salarié. Elle concerne notamment les entreprises relevant de la convention collective nationale des entreprises de propreté et services associés, IDCC 3043, avec des montants exprimés en taux horaire brut et, par calcul, en salaire mensuel brut.
Pour l’utiliser correctement, il ne suffit pas de repérer un chiffre dans un tableau. Il faut vérifier la date d’application, l’éventuelle extension de l’avenant, le niveau exact du poste, puis ajouter les primes et les majorations applicables. C’est souvent à cette étape que les écarts apparaissent entre le minimum conventionnel et le montant réellement dû sur la fiche de paie.
Lire la grille FEP 2025 sans se tromper de niveau
La grille 2025 de la propreté repose sur une logique simple, chaque salarié est rattaché à une filière, un coefficient et un échelon. Ce classement détermine le taux horaire brut minimal. D’après les données 2025, les taux horaires s’étendent de 12,38 € à 21,44 € selon le niveau de qualification, la filière et l’échelon.
| Élément à vérifier | Ce que cela change sur le salaire |
|---|---|
| Filière | Elle distingue notamment l’exploitation, l’administratif, la maîtrise ou l’encadrement. |
| Coefficient | Il positionne le poste dans la classification conventionnelle. |
| Échelon | Il précise le niveau au sein d’un même emploi ou d’une même catégorie. |
| Taux horaire brut | Il sert de base au calcul du salaire mensuel et de certaines majorations. |
Le calcul mensuel de référence
Pour un salarié à temps plein, la méthode utilisée consiste à multiplier le taux horaire brut par 151,67 heures par mois. Par exemple, un taux horaire de 12,38 € donne un salaire mensuel brut minimal de 12,38 × 151,67, soit environ 1 878 € brut. Pour un temps partiel, le même principe s’applique au nombre d’heures contractuelles réellement prévues.
Ce calcul donne un minimum conventionnel. Il ne remplace pas la lecture de la fiche de paie. Primes, heures complémentaires, majorations de dimanche, jours fériés, indemnités et absences peuvent modifier le brut final. En cas d’écart, il faut comparer poste par poste plutôt que se limiter à la ligne “salaire de base”.
La matrice à garder en tête : poste, temps, primes
Un contrôle simple repose sur trois repères. Le premier est le classement du poste, avec la filière, le coefficient et l’échelon. Le deuxième est le temps réellement payé, qu’il s’agisse d’un temps plein, d’un temps partiel, d’heures complémentaires ou d’heures supplémentaires. Le troisième rassemble les compléments, comme l’ancienneté, la prime annuelle, le dimanche ou les jours fériés. Cette lecture croisée évite une erreur fréquente, comparer deux salariés uniquement sur leur taux horaire alors que leur ancienneté, leur rythme de travail ou leurs jours majorés ne sont pas identiques.
Dates d’application, avenant et extension : ce qu’il faut contrôler
La revalorisation 2025 est liée à l’avenant n°08 du 5 mars 2025. Son application pratique dépend des règles propres aux signataires et, pour les entreprises non adhérentes à une organisation patronale signataire, de la procédure d’extension. Une grille peut donc être négociée avant d’être obligatoire pour tous les employeurs entrant dans le champ de la convention.
Les informations de branche situent la grille 2025 autour du 1er juin, sous réserve des conditions d’extension. La revalorisation annoncée est de +2 % ou +2,1 % selon la date d’extension. Avant de demander un rappel de salaire, il faut donc vérifier la période concernée, l’employeur, le bulletin de paie et le texte conventionnel applicable.
| Point de contrôle | Pourquoi c’est important |
|---|---|
| Avenant n°08 du 5 mars 2025 | Il porte la revalorisation de la grille 2025. |
| Extension de l’accord | Elle conditionne l’application généralisée dans la branche. |
| Convention IDCC 3043 | Elle permet de vérifier que l’entreprise relève bien de la propreté. |
| Champ géographique | Mayotte est mentionnée comme hors champ d’application. |
Pour sécuriser l’information, le réflexe le plus fiable reste de consulter la convention collective et ses avenants sur Légifrance, puis de rapprocher ces textes du bulletin de paie. Les communications syndicales ou patronales sont utiles pour comprendre les évolutions, mais le texte étendu fait foi lorsqu’il s’agit d’application obligatoire.
Primes et majorations à ajouter au salaire de base
La grille de salaire ne dit pas tout. Dans la branche de la propreté, plusieurs compléments peuvent augmenter la rémunération brute, comme la prime d’ancienneté, la prime annuelle ou de fin d’année, et les majorations liées au travail du dimanche et aux jours fériés. Ces éléments doivent être lus avec leurs conditions d’attribution, car tous les salariés n’y ont pas nécessairement droit au même moment.
Prime d’ancienneté : les seuils à surveiller
La prime d’ancienneté progresse par paliers. Les seuils cités pour la branche indiquent notamment 2 % après 4 ans, 3 % après 6 ans et jusqu’à 7 % après 25 ans. Le calcul dépend de l’ancienneté reconnue dans l’entreprise ou la branche selon les règles conventionnelles applicables.
Le point sensible concerne les changements d’employeur ou les reprises de marché, fréquentes dans la propreté. Le salarié doit vérifier si son ancienneté a été conservée et correctement reportée. Une erreur sur la date d’ancienneté peut entraîner une sous-évaluation durable de la prime.
Prime annuelle et prime de fin d’année
La prime annuelle est calculée sur la base de l’échelon ASP A, avec des pourcentages compris entre 18,6405 % et 27,8398 % selon les situations prévues. Pour le premier niveau, la prime de fin d’année est signalée comme passant de 300 € à 350 €. Ces montants et pourcentages doivent être rapprochés des conditions de présence, d’ancienneté et de proratisation éventuelle.
Un salarié entré en cours d’année, à temps partiel ou ayant connu des absences non assimilées à du temps de travail effectif peut voir le montant ajusté. C’est pourquoi il faut distinguer le droit à la prime, son assiette de calcul et son versement réel.
Dimanches et jours fériés
Les majorations constituent un autre point de vigilance. Pour le travail du dimanche, la majoration évoquée passe de 20 % à 25 %. Les jours fériés obéissent également à des règles spécifiques selon qu’ils sont travaillés, chômés, prévus au planning ou liés à une organisation particulière du chantier.
Dans la pratique, le contrôle se fait en deux temps. Il faut vérifier que les heures concernées apparaissent bien sur le bulletin, puis vérifier que le bon pourcentage de majoration a été appliqué au bon taux horaire.
Comparer 2025 avec 2024 et préparer 2026
La grille 2025 s’inscrit dans une logique de revalorisation des minima conventionnels. Par rapport aux niveaux précédents, l’évolution annoncée de +2 % ou +2,1 % vise à actualiser les rémunérations minimales hiérarchiques. Elle peut avoir un impact direct pour les salariés payés au plus près du minimum conventionnel, mais un effet plus limité pour ceux dont le salaire de base est déjà supérieur.
| Période | Ce qu’il faut retenir |
|---|---|
| Avant la grille 2025 | Le bulletin doit être comparé à l’ancienne grille applicable sur la période payée. |
| Grille 2025 | Revalorisation liée à l’avenant n°08 du 5 mars 2025 et aux conditions d’extension. |
| Projection 2026 | Un avenant n°27 est mentionné pour les évolutions à venir. |
Pour anticiper 2026, il faut éviter de remplacer trop vite la grille 2025 par une annonce future. Tant qu’une nouvelle grille n’est pas applicable dans l’entreprise, le bulletin de paie doit rester contrôlé au regard du texte en vigueur sur la période concernée. En revanche, suivre l’avenant n°27 permet aux salariés, représentants du personnel et employeurs de préparer les budgets, les régularisations et les éventuelles négociations internes.
La méthode pratique pour vérifier sa fiche de paie
Pour contrôler son salaire dans la propreté, il est préférable de procéder dans un ordre fixe. Commencez par identifier la convention collective sur le bulletin de paie, la mention IDCC 3043 est un bon repère. Relevez ensuite votre emploi, votre coefficient, votre échelon et votre taux horaire brut. Comparez ce taux au minimum conventionnel applicable à la date de paie, puis calculez le mensuel de référence avec la formule taux horaire × 151,67 pour un temps plein.
- Vérifiez la filière et le coefficient inscrits dans le contrat ou les avenants.
- Contrôlez le taux horaire brut, puis le salaire mensuel correspondant.
- Ajoutez les primes liées à l’ancienneté, à l’année ou à la fin d’année.
- Repérez les dimanches et jours fériés travaillés pour vérifier les majorations.
- Conservez les bulletins concernés en cas de régularisation ou de réclamation.
Si un écart apparaît, la première démarche consiste à demander une explication écrite au service paie ou à l’employeur, en citant la période, le coefficient et l’élément contesté. En l’absence de réponse satisfaisante, le salarié peut se rapprocher de ses représentants du personnel, d’une organisation syndicale ou consulter les textes officiels afin d’appuyer sa demande sur la grille applicable.
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